Le lieu fait partie des éléments structurants de la plateforme d’une improvisation. Mais certains vont intrinsèquement être porteurs d’implications un peu plus fortes pour les personnages. Il y a des lieux qui indiquent, quand on s’y retrouve qu’il s’est déjà passé des choses cruciales en amont. Ils viennent avec une histoire. En voici quelques uns.

  • La salle d’interrogatoire d’un commissariat.
  • Le rebord du toit d’un immeuble.
  • La salle du trésor d’une pyramide.
  • Devant une tombe ouverte.
  • Dans un coffre.
  • Une maison-close.
  • Un placard rempli d’armes.
  • Un village abandonné.
  • Une école en quarantaine.
  • Un supermarché hors des horaires d’ouverture.
  • Au milieu d’un stade plein.
  • A côté d’un cadavre.
  • Sur un plateau d’émission de télé-réalité.
  • Sur le toit d’un véhicule en mouvement.

Presque chaque élément de cette liste est composé d’un sous-élément relativement commun, mais pris dans une situation particulière. L’acquisition de cet angle « particulier » vient dans la spontanéité lorsqu’on travaille sa capacité à faire des propositions détaillées. Dans ce travail de spécificité, on ne cherche pas forcément à faire original. On cherche à faire précis. Et dans cette recherche, le changement d’angle apparaît. Sur la proposition des lieux,  cet angle vient avec tout un fond d’histoire et d’épaisseur de la part de récit pré-existant à l’improvisation. Danger, secret, enjeux pour le personnage, … Autant de choses qui vont donner du jeu immédiatement.

On gagne toujours à être spécifique.

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