Tel un épouvantail au milieu d’un champs de maïs, vous êtes seul-e.

Parce que c’est confinement obligatoire et que vous vivez en solo habituellement.

Parce que vous avez réussi à mettre tout le monde dans la pièce d’à-coté.

Ou tout simplement, parce que vous n’aimez personne. Ça peut arriver.

Et vous vous dites, « Tiens, c’est bien beau, mais faudrait quand même pas que je rouille, si je faisais de l’impro. »

Oui, mais voilà, vous êtes seul-e. Tel un épouvantail dans champs de… Enfin, bon, vous avez compris.

Heureusement, il y a des exercices qui peuvent tout à fait se faire en solo! Joie!

Alors, bien sûr, certains exercices vous donneront l’air un peu con au milieu de votre salon. Mais, ça tombe bien : Vous êtes SEUL-E!!!!

Voici donc une petite sélection:

  • Dire des virelangues. En exagérant. En variant les vitesses. Pour s’entraîner à articuler et muscler un peu son visage.
  • « 1-2-3-4 » aussi connu sous le nom de Montée-Descente.Il s’agit de répéter de plus en plus vite « 1-2-3-4 » Mais après deux fois, on remplace le 1 par un clap des 2 mains. Encore 2 fois plus loin, on conserve le clap à la place du 1 mais on remplace aussi le 2 par une tape des 2 mains sur le torse. 2 tournées à ce régime et on remplace le 3 par une tape simultanée sur chacune des cuisses. Et pour remplacer le 4, on lève une jambe pour taper la cheville. Après un moment,(10 tournée exactement…) on ne dit plus rien et on ne fais que les gestes : Clap-Torse-Cuisses-Cheville. C’était la descente. On continue en rebroussant chemin toute les 2 tournées. On recommence par dire 4 sans le geste de cheville, puis 3, puis 2 puis 1, jusqu’à retomber sur la série de départ. Et on peut continuer comme ça aussi longtemps qu’on veut en accélérant.C’est un bon exercice de présence. Et, qui échauffe pas mal le corps aussi. #MangezBougez
  • Manipuler des objets courants et décomposer leur manipulation pour les intégrer dans votre répertoire de mime.
  • Se regarder dans le miroir en jouant des émotions, exagérées ou plus sincères. Souvent, il y a une différence assez conséquente entre la tête qu’on s’imagine avoir et celle qu’on a. Et quand on cherche à produire un effet, il est utile de savoir sur quoi on se base effectivement.
  • Faire des rimes. Prendre une syllabe et, sans papier, ni crayon, à voix haute, énumérer le plus de mot possible qui finissent par cette syllabe. Se forcer un peu sur la fin. 🙂
  • Poser des paroles des musique instrumentales. Pour travailler le rythme, l’écoute. Pour commencer, il est possible de le faire en gromelo. Et pour aller plus loin, on peut passer à l’improvisation de chanson.
  • Faire du doublage de film. Il existe des appli qui vous propose des préselections de scènes de film à doubler (Lipp, par exemple.) Mais Youtube regorge de scènes de film. Coupez le son et allez-y. Pour commencer, vous pouvez vous limiter simplement à faire des bruitages à la bouche pour chaque événement dont vous estimez qu’il peut en avoir besoin.
  • Ecrire. Un conte. Un discours. Une fable. Peu importe. Faites un premier jet (Pourquoi pas sur le mode de l’écriture automatique?) puis revenez dessus. Enrichissez le avec des figures de style, des descriptions, … Prendre le temps de ciseler des textes à l’écrit permet de bien mieux le faire spontanément.
  • Lire. Ce n’est pas le tout de suivre des stages pour toucher le style de Molière, de Feydeau ou de Verne, la meilleure manière de s’approprier le style d’un auteur est de le lire. Ou de l’écouter. Mais d’une manière ou d’une autre, de s’approcher du texte, vraiment.

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